lundi 21 octobre 2019

Data design


SQDT
(La Société de Quantification des Données du Tram) 
Le point de départ c'est vraiment l'observation du réel.
Comme Wesley Willis (ou Etienne Boulanger), nous allons passer des heures au fond du tram T3a, à aller d'un terminus à l'autre, pour prendre le temps, la durée, et observer.
Comment rendre compte d'un lieu, d'un temps, d'un groupe, sans passer par le dessin d'observation mais par la transcription chiffrée et les systèmes de comptages sensibles (psychogéographie).
Se placer dans le tram, observer les flux, la traversée de la ville, les axes, les répartitions des énergies, des couleurs, compter, classer, noter et encore compter /classifier, quantifier...
Bref, recueillir un maximum de données observées. Au cours d’une minute, d’une heure, d’un jour, d’une station, d’un trajet complet : la donnée de temps, à l’image de l’axe temporel et symbolique qu’est le rail, est essentielle.
Se servir des systèmes de notations créées pour faire des livrets, des partitions musicales, des objets, des projections numériques, bref, des points de départs pour diverses interprétations visuelles.
Ne pas oublier que les données statistiques ne sont jamais "mauvaises", c'est l'usage et son exploitation qui peuvent l'être. Comme pour La Carte (géographique), celui qui édite et exploite la donnée possède le contrôle et impose son point de vue.

Interprétations visuelles possibles :
Rail = portée musicale = partition (vidéo de l’interprétation musicale de la partition ? jouée dans le tram ?)
audio walks à écouter au rythme du tram https://www.youtube.com/watch?v=KHFZ9UUYed0
Des camemberts et diagramme mais en volume papier (data design low tech avec volumes papiers)
Vidéos


Matériel :
papier millimétré
feuilles petits carreaux
Partition musicale vierge
critérium
crayons couleurs bien taillés
rotring 0,2mm
micro
chronomètre
capteurs divers
smartphone + casque
ordinateur portable
ficelle, corde, élastique, fil à plomb
agrafe, colle, scotch
bloc-notes de tout type ou format


Références :


Roland Sabatier, Peinture-promenade, 1966


Guy Debord (1931-1994), ‘Guide psychogéographique de Paris, 1957
Öyvind Fahlström (1928-1976), ‘CIA MONOPOLY (LARGE),’ 1971




carte navigation polynesie


Dick Higgins, ‘Sparks for Piano”, 1973


Lucy Watts, Statistics, 2009


Data matérialisation : des données à l’objet (conférence David Bihanic à Pompidou le 6 nov)






Dong-hyun Kim (expo "L'envol" à la MaisonRouge)
Peut-être inspiré par les nombreux voyages qu’il fait avec son père en parcourant le pays, 
Dong-hyun Kim dessine des véhicules dès son plus jeune âge.
Devenu jeune adulte il enrichit son univers en produisant des cartes de réseaux ferroviaires et de métros.
Il dessine aussi des trains et les stations et en fait des descriptions détaillées dans ses cahiers.
Ses productions  intègrent des noms de lieux et personnages réels mais aussi des espaces et histoires imaginaires.
Ce mélange de réalité et d’imagination confère à son travail beaucoup d’humour.
Il travaille actuellement dans un lycée comme assistant bibliothécaire et consacre tout son temps libre au dessin,
depuis 2011 il a intégré « Raw+side » un atelier artistique.


Exposition 1-2-3 DATA à Electra

Christian Nold et les cartes émotionnelles

Workshop hommage à Wesley Willis
(Auteur de “I wupped Batman’s ass”)

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