mardi 17 janvier 2012

janvier 2012 - Les Avant-Gardes 2° partie

- Le futurisme

Architecture utopique de Sant'Elia.

Quelques extraits du Manifeste du futurisme écrit en 1908 par Marinetti :

"La littérature ayant jusqu'ici magnifié l'immobilité pensive, l'extase et le sommeil, nous
voulons exalter le mouvement agressif, l'insomnie fiévreuse, le pas gymnastique, le saut
périlleux, la gifle et le coup de poing"

"Nous déclarons que la splendeur du monde s'est enrichie d'une beauté nouvelle: la beauté de
la vitesse.Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à
l'haleine explosive... une automobile rugissante, qui a l'air de courir sur de la mitraille, est plus
 belle que la Victoire de Samothrace."

"Nous voulons chanter l'homme qui tient le volant dont la tige idéale traverse la terre, lancée
 elle-même sur le circuit de son orbite... C'est en Italie que nous lançons ce manifeste de violence 
culbutante et incendiaire, par lequel nous fondons aujourd'hui le Futurisme parce que nous
voulons délivrer l'Italie de la gangrène puante des professeurs, des archéologues, des guides touristiques et des antiquaires."



Intonarumori, la machine à bruit de Luigi Russolo, auteur du fameux Manifeste des bruits



Avraamov sur toit d'un immeuble dirigeant la Symphonie des sirènes pour fêter le 5° anniversaire de la Révolution. A l'aide de flambeau et d'un pistolet, il dirige des locomotives, un corps d'infanterie armé de fusils, les machines et les sirènes d'usines, les canons de deux croiseurs de la marine.


La Nouvelle objectivité allemande : Otto Dix, Georg Grosz



Le marchand d'allumettes, 1920, Otto Dix

Les piliers de la société, 1926, Georg Grosz

« La guerre était une affaire monstrueuse, mais malgré tout quelque chose de puissant. Il ne fallait en aucun cas que je manque cela ! » Il faut avoir vu l’homme dans cet état déchainé pour savoir quelque chose de l’homme. » Otto Dix

« Par dieu, je n’ai plus de joie, ma haine de l’homme est devenue monstrueuse… » Georg Grosz

Pour résumer :
Ces deux artistes reviennent de la guerre et font le constat de la déchéance morale et sociale de l'Allemagne de Weimar qui se trouve ruinée par les conséquence du traité (du Diktat) de Versailles, signé à la fin de la guerre.

L’expressionisme de Die Brücke nous disait « l’homme est bon ». La nouvelle objectivité nous dit : « l’homme est mauvais. »

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