mardi 23 octobre 2018

STAGE : Rendre compte d'un espace (Jour 1)

Vous aurez à rendre compte d'un espace. Ici : Le Palais Royal (Les 2 plateaux de Buren, les fontaines à boules de Pol Bury, le jardin, les galeries), et ses rues adjacentes (Rue de Valois, Rue Montponsier, rue de la Comédie).
Espace d'exploration.
Arpenter le lieu, prendre la mesure du lieu.
Ne pas s'arrêter à un point de vue.
Amasser des données, donc créer un ou des outils de mesure (outil qui ne sera adapté qu'à CE contexte)

Se donner des règles du jeu (un protocole)
Filtrer les données. Établir une grille de lecture.
Perception personnelle de l'espace, selon ses enjeux (animaux/territoire : se nourrir, se reproduire)
concept de voyage immobile.
Geste/attitude, qu'il faut rendre compte (traces). Rendre compte d'un acte.
Collecte.
Concept d'artiste marcheur. Posture du flâneur.

Exemples : 
- éléments d'espace (intervalles, rythmiques, distances, etc...)
- matériaux
- événements
- passants

Références :
- cartographie subjective
- Francis Alÿs "zapatos magneticos"
- perspective et cartographie asiatique
- Kurt Schwitters "Merzbau"
- psychogéographie, situationnisme, Guy Debord, le concept de "dérive".
- Le Modulor (échelle corps, système corps)
- Julio Le Parc "lunettes"
- Chris Burden "Five Day Locker Piece" (enfermé dans un casier de l'université pendant 120h)
- Klaus Rinke



"Le Mont Fuji n'existe pas"
Juin 2011
La légende veut que le Mont Fuji soit visible de n’importe quel endroit du Japon. A l’occasion d’une résidence à la Villa Kujoyama de Kyoto, nous avons à plusieurs reprises cherché à vérifier cette hypothèse. On nous avait dit qu’on pouvait l’apercevoir depuis la vitre du train pour aller à Tokyo. Que par temps clair, il se dévoilait depuis les étages de certains immeubles de la ville. Que dans la région des Cinq Lacs, on ne pouvait pas le manquer. Qu’en prenant tel train, tel bateau, tel téléphérique, nous étions assurés de le découvrir dans toute sa sereine et conique majesté. Nous n’avons pourtant rien vu du mont Fuji. L’expérience de sa contemplation disparaissant chaque fois derrière d’épaisses couches de brume. Remplacée par les couches plus épaisses encore de sa représentation, dessinée, photographiée, sculptée. Reproduite sur des estampes, des affiches et des cartes postales, dans des jardins zen, sur des menus de restaurant et des billets de banque. En se substituant à son expérience, sa présence permanente et symbolique est venue confirmer la légende : le Mont Fuji est visible de n’importe quel endroit du Japon. Partout et nulle part à la fois. Autant dire qu’il n’existe pas.



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